Dossier 1
Il va être temps de faire redémarrer ce blog, parce que c'est pas tout, d'en arranger les aspects techniqiques, mais... Il avait une raison d'être, à l'origine, ce blog, et cette raison d'être trouve une bonne raison de se manifester à nouveau.

Le "Dossier" 1, qui avait une première fois été "achevé au dessin" voilà un an, mais alors selon l'idée d'origine du projet qu'il y aurait une semi-colorisation (une colorisation sépia pour être précis) a été achevé une deuxième fois en décembre dernier.
Pas de couleurs, finalement, mais un travail au trait plus affiné et plus complexe, selon l'idée qui m'est venue en constatant que c'était vers cela que le "Dossier 2" s'acheminait... Selon la ligne générale de mes dessins au trait en leur ensemble, d'ailleurs !
Autrement dit = un album "noir et blanc", tout en contrastes de zones sombres et claires sur les pages. Mieux que du sépia, sans doute, pour l'effet que je veux obtenir... Il me reste un petit regret de la couleur, qui s'est dernièrement manifesté par... Le début de la colorisation d'un des dessins de la série de dessins figurant dans l'album "portraits". Ca ne va pas être de la tarte ! Mais si j'y arrive, ça viendra décorer le blog...
Mission 2012
Les amateurs d'Apocalypse sont invités à cliquer ICI pour aller lire mes voeux sur celui de mes blogs où il est question de légendes et traditions. Pareil, d'ailleurs pour les anti-apocalypse.
Ceux qui s'en fichent ou bien n'ont pas entendu parler du calendrier maya peuvent rester...
D'ailleurs...

Est-ce que l'agent NESTOR (après tout, c'est quand même autour de lui que le blog est bâti) s'intéresse à la culture Maya et à l'astrologie ?
Au début des années 60, date du dossier 1, je peux affirmer avec une certitude à peu près absolue que c'est pas son genre... Encore que, désoeuvré, il serait capable de lire n'importe quelle ânerie (mais il a une préférence pour la presse, et c'est quand même facile de trouver un journal). Plus âgé... Il va traverser une période touche-à-tout, alors vous comprendrez que j'aie du mal à vous affirmer avec certitude qu'il soit parvenu à la vieillesse sans s'être jamais penché sur le calendrier Maya.
Mais la fin du monde, lui, je crois qu'il est blasé.
Vrai quoi... Imaginez : z'êtes agent secret et à chaque retour de Mission, votre femme vous emmène voir un film d'action avec des gusses qui sauvent le monde de l'explosion atomique.
Charentaises en batterie, prêt, ronflez !
Dès lors, que reste-il de 2012 ? Une année comme les autres, sans doute...
L'an prochain, on dira peut-être que 2012 a été l'année de l'élection de ****, ou bien celle du tremblement de terre à ****, ou bien celle de la découverte d'une troupe d'almasty, ou encore celle de l'invention du vaccin contre l'envie de fumer... Pour le moment, on en sait rien, c'est comme tous les ans, le moment des voeux de Nouvel An et ça serait dommage de se souhaiter les uns les autres une bonne grippe.
Donc
Bonne année, bonne santé
Dans un an, encore autant !
Ce blog est
A date de publication de cet article, 528° au classement "Culture" (montera ? descendra ?)
Dossier 1
Ce mois de décembre a vu l'achèvement du travail de re-fignolage des images du dossier 1 (initialement prévu pour être colorisé).
La maquette est, dans mon ordinateur, prête à être portée à imprimée, mais il faudra trouver un jour favorable à cela (et les touh-keuf-keu-tchoum-atchiii de l'hiver savent être de méchants obstacles! Plus encore que la pluie et le vent...)
Bon, voilà, c'était histoire, quand même, de dire un peu où j'en suis.

Parce que, il faut bien l'admettre, le blog est entré ces derniers temps dans une sorte d'hibernation.
Je ne vais pas le nier... Je n'ai simplement pas le temps d'en écrire les articles (ça serait, au demeurant plus distrayant) en même temps que j'effectue les corvées de déplacement des images de blog et de remaniement des images de la BD.
Surtout que c'est tombé sur la période de l'avant-fêtes-de-fin-d'année, et comme je suis de ceux qui estiment qu'un cadeau prend sa valeur par le soin mis à le choisir ou à le réaliser, je vous laisse imaginer le travail que ça donne, pour de malheureux petits paquets.
Pour le moment, pas de date vraiment prévue pour le redémarrage du blog....
D'autant que, si j'arrive à caser ça, il faut que je m'occupe, ce mois de janvier, de mettre en place ma boutique en ligne (toute nouvelle toute belle) et de refaire mon site (remasterisé tous les ans). Comme le travail sur écran ne m'est pas recommandé, je risque d'arriver assez vite à ma dose maxi.

Bon..
L'essentiel de tout ça étant, donc, que le dossier 1 est enfin prêt à aller affronter les éditeurs.
Votre mission, Agent Nestor, si vous l'acceptez, sera....
Et qu'en conséquence, il serait logique que je remette un peu d'activité ici... Mais cette logique dépendra de mon temps disponible.
"Port-Arthur", par Pierre Frondale
A mes heures, je me laisse aller à jouer les rats de bouquiniste... Par chance, je n'ai ni le temps ni la place de donner libre cours à ce loisir... Car ça pourrait devenir cataclysmique. J'ai un goût immodéré pour les vieux papiers et ce qu'on peut en extraire.
Pour les bouquins pas encore vieux aussi, notez bien...
Ce jour-là... J'ai vu ce truc qui, à l'évidence, devait parler de la guerre russo-japonaise de 1904-05. Ca tombait bien, je venais de me pencher sur le sujet. J'y ai vu une occasion de voir comment, dans les années 30, on présentait la chose en occident.
Assez vite, j'ai lâché ma lecture pour aller pianoter sur mon clavier et demander aux grands génies de la Toile d'araignée qui était ce "Pierre Frondale". Je ne connaissais pas ce nom, et le livre provenait du bac où on trouve tout aussi bien que rien et le pire comme le meilleur, mais le style était attrayant et même captivant.
C'est effectivement un auteur qui a laissé son nom, mais semble-t-il pas spécialement pour ce genre de livre.

Lecture, donc, pas décevante du tout... Quoique à vrai dire, je ne suis en rien persuadée que Frondale soit représentatif de la façon de penser générale dans l'entre-deux guerres.
Hergé l'a bien montré, avec le "Lotus Bleu" : le racisme anti-asiatique est assez brutal dans les années 30. D'une part ceux qui croient aux préjugés sur la Chine (dénoncés par Hergé), d'autre part la méfiance grandissante envers le Japon, qui dans ces années-là a des prétentions coloniales impérialistes en Chine (mis en évidence par Hergé, ça, avec un "méchant" affreux-affreux, un peu espion sur les bords, et japonais).
Ce roman, donc, évoque la guerre russo-japonaise de 1904-05, et très précisément la terrible phase du siège de Port-Arthur. On est encore bien loin de l'incident de Moukden (ou Liutaogou) en 1931.

C'est très émouvant... Et ça n'a de guerrier que le contexte. Un contexte terrible, pour des hommes qui se croisent, se cherchent, se poursuivent, se cherchent encore, se redoutent, se détestent, s'estiment, se haïssent et finalement auraient peut-être eu une chance, si on ne leur avait offert de l'essence à jeter sur le feu de la haine de voir la femme qui est entre eux les réunir.
Car le drame est noué autour d'une femme, un être tendre et fragile qui ne demande que le bonheur. Elle s'est enfuie quelques mois plus tôt avec son amoureux qui l'a épousée sur le bâtiment de la flotte russe où il est officier. L'idée de vivre en Russie ne l'inquiète pas. Elle est elle-même née d'un mariage mixte et a vécu en Russie jusqu'à ce que la mort de son père amène son demi-frère à les emmener vivre au Japon, elle et leur mère. Pour son mari, elle est russe, c'est tout.
Mais pour son frère, officier japonais, elle est japonaise... Un point c'est également tout.
L'histoire d'espionnage... Est prenante, mais en fait, c'est l'ineluctabilité de la fin tragique de cette course-poursuite qui marque le plus.
Histoire sans Happy End, vous l'aurez bien deviné.
Le texte de Frondale m'a très vite frappée par le niveau de compréhension qu'il montre de la pensée japonaise. On est très très ( à cent mille lieues) des préjugés qui étaient, semblent-il, courants dans les années 30 à propos de l'Asie, et de la haine entretenue envers le petit Japon et ses prétentions à jouer dans la cour des grands (encore une fois, voir Hergé, le Lotus Bleu, dont la publication dans le Petit Vingtième se fit entre 1934 et 1936).
Le "petit" Japon qui, en 1904-1905 avait beaucoup prêté à caricature par son affrontement avec le géant russe... Mais qui dans les années 30 ne prête plus tant à rire. Il a prouvé déjà deux fois (1904-05 et 1914-18) qu'il n'est pas si "petit" que ça.

L'importance de l'honneur, bien sûr, est très clairement mise en évidence, au travers du frère de la jeune femme, mais il n'est nullement question de cruauté, seulement de l'intense, absolue nécessité d'aller jusqu'au bout et de ne pas faillir. La soif d'harmonie en toutes choses, aussi, qui est plutôt incarnée par la femme. Un passage évoque aussi le bouddhisme, de façon assez claire et bien posée. En bref = un livre finalement pas guerrier du tout...
Surtout quand on pense qu'en 1931, cinq ans ans avant la sortie de ce livre, le Japon a envahi le nord de la Chine (création d'un état-vassal en Mandchourie) et qu'il a été amené à quitter la Société des Nations (SDN) en 1933.
En 1937, ce sera la guerre sino-japonaise, qui durera jusqu'en 1945...
*
Le canal en hiver
Il faisait froid, ce jour-là...
La froidure ordinaire
d'un après-midi d'hiver

même pas vraiment glaçante
même pas vraiment surprenante
et le canal qui n'était pas gelé
qui n'était pas ridé
jouait à se prendre pour un miroir
*
Photo l'an dernier






















